"Les Jeux du Commonwealth sont un événement pour tout le monde. Je crois qu'il perdure grâce à l'unité et à l'appréciation de la diversité, des différentes nationalités qui se réunissent pour concourir sous la bannière du Commonwealth".

Denise Lewis

On me demande parfois pourquoi l'école arbore un drapeau de l'Union européenne après le Brexit et je donne normalement une réponse axée sur le fait que nous sommes une école de plusieurs nationalités et qu'en tant qu'école en France, nous faisons toujours partie de ce groupe de nations. Cette semaine, le drapeau n'est pas là. Ceux qui sont particulièrement observateurs auront remarqué que le cercle d'étoiles ne flotte pas cette semaine et qu'un autre drapeau bleu et jaune flotte sur le bâtiment Debussy. Cette semaine est celle de la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth (CHOGM) et comme nous avons un drapeau du Commonwealth, j'ai pensé que nous devrions l'arborer en reconnaissance de la réunion qui se tient à Kigali, au Rwanda.

Le Commonwealth est un groupe intéressant. 54 nations, presque autant que celles que nous représentons à l'école, 2,5 milliards de personnes dont la plupart ont moins de 29 ans, et un lieu où les petites nations sont représentées avec 32 des 42 petits États du monde qui en sont membres. Les nations d'Afrique, d'Europe et du Pacifique, des Amériques sont représentées et le groupe se concentre sur l'avenir, l'environnement, la justice, la jeunesse et la démocratie occupant une place prépondérante dans les discussions. Parallèlement aux débats et aux réflexions, il y a les Jeux du Commonwealth, des jeux amicaux qui se dérouleront à Birmingham en juillet et en août. C'est l'occasion pour les athlètes de se rencontrer et de s'affronter dans un cadre autre que celui des Jeux olympiques ou d'un championnat du monde.

Tout comme les nations forment des clubs et des groupements particuliers, il en va de même pour les écoles. La BSP est membre de diverses organisations représentatives qui font pression en notre nom et offrent des possibilités de discussion, de formation et d'échange de bonnes idées et d'approches. La HMC (Headmasters' and Headmistresses' Conference) se concentre sur les écoles indépendantes britanniques de premier plan, mais dispose d'une division internationale dont nous faisons partie. Le COBIS (Council for British International Schools) est un forum de discussion sur l'éducation internationale et l'IAPS (Independent Association of Prep Schools) offre des possibilités de discussion et de représentation sur des questions liées à l'enseignement primaire. Nous faisons également partie d'un réseau d'écoles plus local, ELSA, l'English Language Schools Association, qui regroupe des écoles anglophones en France. En faisant partie de ces organisations, nous pouvons apprendre des autres écoles et développer notre approche unique de l'éducation. Nous ne sommes pas obligés de ressembler aux autres écoles du groupe, nous pouvons partager des idées et développer notre propre offre. C'est l'avantage d'être indépendant et d'avoir des liens étroits avec des écoles ayant des intérêts similaires.

Notre école a la chance d'avoir une large représentation de différentes nationalités. C'est l'une de nos forces. Nous bénéficions du fait que des élèves de différentes parties de la planète se réunissent pour étudier et s'amuser. C'est une expérience qui va au-delà de la salle de classe et qui est inestimable pour le développement d'un état d'esprit global, ce qui sera bénéfique plus tard dans la vie. Nous sommes fiers de nos racines britanniques, mais nous sommes tout aussi fiers d'avoir une vision internationale. Les qualifications acquises ici seront appréciées dans le monde entier. Plus important encore, les attitudes façonnées par cette population très variée contribueront, je pense, à rendre notre monde meilleur.

Nicholas Hammond

Directeur de l'école

www.britishschool.fr