Ces derniers mois, on a beaucoup écrit sur la perte d'apprentissage causée par la pandémie de grippe aviaire. Presque autant d'encre a coulé sur la santé mentale de nos jeunes et, dans la foulée, sur la façon dont leur développement social a été entravé par leur absence de l'école. Toutes ces questions sont vraies et doivent nous préoccuper en tant que communauté. Ce que l'on ne voit pas si souvent, c'est l'aventure. Il ne fait aucun doute que nos jeunes ont perdu des occasions d'aventure et que les familles et les écoles devraient s'efforcer de rattraper le temps perdu.

Les élèves de cinquième année ont passé une grande partie de la semaine en Auvergne. L'un des objectifs de BSP est de tirer le meilleur parti des opportunités éducatives offertes par la présence en France et ce voyage a permis de montrer ce que la France a à offrir. Nous avons séjourné dans la ville thermale de La Bourboule et avons passé trois jours à explorer, avec l'aide de guides locaux, les chaînes de volcans qui caractérisent la région. Ce qui avait été expliqué en classe se retrouvait devant nous en pleine nature. Les élèves ont eu la chance de se tenir sur le rebord d'un volcan, ils ont fait trembler la terre et examiné les cendres volcaniques préservées dans ce paysage des plus singuliers. Ils connaissent les différents types de volcans et leur origine, ce qui leur permet de découvrir l'histoire impressionnante de notre planète. Certains ont surmonté leurs peurs et bravé les montagnes russes sur le thème des volcans. Les aventures ont été nombreuses et variées.
Mais les séjours résidentiels ne se limitent pas à transposer dans la vie réelle les leçons apprises en classe ou dans les manuels scolaires. Pour beaucoup, c'est l'occasion de passer du temps avec des amis, de vivre et de travailler ensemble et de se lancer de nombreux défis. Mardi, ces jeunes de 9 et 10 ans ont parcouru treize kilomètres. Pour certains, il s'agissait de la plus grande distance qu'ils aient jamais parcourue et bien plus que ce dont ils se savaient capables. D'autres ont dû faire face à la vie en dortoir, leur première expérience de vie en communauté, privés d'intimité et de confort, une expérience d'apprentissage tout aussi importante. On a mangé de la nourriture locale, on a fait les lits et presque tout le monde a été confronté à l'énigme de l'excursion, à savoir l'impossibilité de ranger toutes les affaires qu'ils avaient apportées dans leur sac à la fin de l'expérience. Pourquoi les vêtements qui sont entrés dans les sacs à l'aller sont si rarement remis dans le sac à dos ou la valise à la fin du séjour ? Des leçons précieuses ont été apprises et des défis importants de toutes sortes ont été relevés. La plupart d'entre eux ont été relevés par des individus qui se sont lancés des défis eux-mêmes plutôt que de demander l'aide d'un adulte.
Je suis sûr que les élèves de cinquième année se souviendront beaucoup de ce qui a été, pour beaucoup, leur premier voyage scolaire avec nuitée. Ils se souviendront de l'aventure. Même si, avec le temps, ils ne se souviendront plus des détails des réactions volcaniques, ils pourront sans doute s'inspirer de l'expérience et de ce qu'elle leur a appris sur eux-mêmes. Les élèves du niveau 3 voyageront plus loin pendant les vacances et, ce week-end, les membres de l'expédition du Prix du Duc d'Édimbourg se mettront au défi plus près de chez eux. Des leçons de vie seront apprises et des amitiés enrichies grâce à cette expérience d'aventure.
Nicholas Hammond
Directeur de l'école
